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L’absurdité des tests de QI, en 7 arguments


Mise à jour 07/09/2018

Le billet qui suit a suscité beaucoup de réactions et un partage massif. Si les innombrables partages témoignent essentiellement de l’intérêt du contenu, des réactions ont aussi été critiques. Peu de ces critiques étaient étayées et ne nécessitaient pas de s’y attarder longuement. Toutefois, certaines le sont. Article scientifique à l’appui, répondant au moins en partie à l’attaque frontale que j’opère dans ce billet. Pour l’instant, je suspends mon jugement quant aux biais culturels que je dénonce et je n’hésiterai pas à mettre à jour l’article si cela s’avérait nécessaire. Merci aux commentaires.


Á une époque où on ne peut ouvrir Youtube sans entendre parler de « douance », de « zèbres », de « gifted », de « surdouance », de « HP » (pas les imprimantes) et autres mots barbares, je m’essaie à ce rapide soliloque pour en finir, une fois pour toutes – en ce qui me concerne – avec cette imposture que sont les tests de QI.

Le Graal pour les thuriféraires de cette imbécillité ? 130 ! Le fameux palier à partir duquel vous ferez partie des « hors normes ». Perso, mon Graal, c’est 42. Mais pour d’autres raisons

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Les enfants de parents purs et intelligents

  1. Les Lapons sont sous-doués

Il y a cette anecdote en anthropologie qui raconte qu’un explorateur canadien observait des ours polaires en Laponie[1]. Les Lapons lui demandèrent alors quelle était la couleur du pelage des ours présents dans son pays. Il leur dit : « À votre avis ? Ce sont des ours polaires ! » Les Lapons expliquèrent alors que sans les avoir vus, ils ne pouvaient répondre.

Est-ce à dire que les Lapons ne sont pas intelligents ? Non. Simplement, la forme syllogistique leur était étrangère : Tous les ours polaires sont blancs / Or, les ours de l’explorateur sont des ours polaires / Donc, les ours de l’explorateur sont blancs. À vrai dire, les Lapons font même plutôt preuve de sagesse : à moins d’avoir vu l’intégralité des ours polaires, il est impossible d’affirmer qu’ils sont tous blancs… On ne peut en effet, en science, affirmer qu’une théorie est vraie. On ne peut que démontrer qu’elle est fausse, comme l’exposait bien Karl Popper avec le principe de falsifiabilité.

Il en va de même pour les tests de QI : la maîtrise du langage, des axiomes, des tenus pour acquis de la culture du test est une condition sine qua non à sa réussite. L’universalité de ces tests est complètement remise en question, ce qui diminue d’autant leur intérêt supposé. Une fois qu’on a dit ça, on se confronte en effet à un autre énorme problème. Où commence et où s’arrête cette culture ? Ne peut-on considérer que ceux qui réussissent le mieux ces tests ne sont pas forcément très intelligents mais correspondent juste parfaitement aux attendus culturels que ces tests sous-tendent ?

  1. C’est une instrumentalisation politique !

Le titre est évidemment un peu provoc’ mais il renvoie à une vérité historique méconnue. Profitant de ce que ces tests sont culturellement marqués alors qu’on les considérait comme universels, ils ont été très pratiques pour « classer » les immigrants d’Europe de l’Est sur le continent de l’oncle Sam, puis pour justifier les coupes dans les dépenses sociales, défavorisant de facto la population noire. Ils servaient ainsi le dessein suprématiste d’une « race blanche » et les délires eugénistes au détriment de tous ceux qui ne partageaient pas la même culture, la même langue et/ou les conditions socio-économiques. Les tests de QI ont donc servi des projets politiques évidents et il n’est pas interdit de penser que, sous des formes peut-être moins explicites, ils continuent de le faire aujourd’hui.

D’une certaine façon, les tests de QI sont, comme le décrivait Althusser pour l’Église et le système scolaire, un « appareil idéologique d’État », c’est-à-dire une institution qui inculque « des façons de voir » et s’assure de la reproduction des classes sociales dans les justes proportions (c’est-à-dire dans les proportions qui maintiennent tel quel le système). Ainsi, les riches occupent leur place de privilégiés non par effraction, mais de façon tout à fait légitime : elle leur est due par leur intelligence. C’est notamment ce qu’a pu révéler l’affaire du psychologue Birt en Grande-Bretagne.

Comme me le partageait un copain, directeur d’une salle de sport à Molenbeek : « Dans le Brabant Wallon, dès qu’un enfant bouge un peu, il est HP ! Chez nous à Molenbeek, c’est un hyperactif. Et on le drogue à la rilatine… » Le test de QI sert alors de caution scientifique, venant appuyer par les chiffres non pas une réalité objective, mais une projection bien utile au maintien d’un système de domination.

  1. Parfaitement solubles dans le capitalisme

En se focalisant sur certaines compétences logiques ou matricielles, sous le couperet d’un chronomètre, ils mettent en évidence des valeurs relatives à la performance, à l’optimisation du temps et de ses propres ressources, à l’efficacité, à la mise en concurrence par les chiffres, et à la réflexion intensive dans le strict périmètre de la norme attendue. De ce point de vue, les tests de QI servent parfaitement le capitalisme qui n’invite pas à penser hors de lui-même. Ils poussent à considérer l’Homme comme un être « rationnel », un homo economicus que pourtant la moindre décision émotionnelle suffit à contredire !

Les tests de QI renvoient au mythe de la quantification que l’on observe partout. Qu’importe si l’on fait dire ce qu’on veut aux chiffres, aux data, pourvu qu’on puisse réaliser de jolis graphiques que personne (ou presque) n’interrogera. Si les mots ont un poids et que les photos créent le choc, les chiffres, eux, cumulent ces deux pouvoirs – non contents d’être des symboles, ils deviennent des icônes. Ce qui passe à la trappe, ce faisant, c’est l’inventivité, la pensée hors des cadres, la créativité…

Le test de QI attend littéralement un certain type de réponse. Ce qu’il mesure n’est donc pas une réponse vraie à une question absolue, mais la réponse adéquate par rapport à ce que les autres répondent normalement. En réalité, ils sont tellement déconnectés du monde réel et de ses problèmes que ce que mesure vraiment ces tests de QI…c’est la capacité de quelqu’un à répondre à un test de QI ! Tautologie très éclairante.

  1. L’intelligence ? De la logique seulement.

Peu importe que la pensée humaine soit entièrement organisée autour des métaphores, qu’il soit impossible de réfléchir sans analogies, même au cœur de la physique fondamentale… Théorie des cordes ? Quelles cordes ? Qu’importe tout ça. Pour le test de QI, l’intelligence n’est pas analogique, elle est logique. Tout court. Et si votre logique n’est pas celle attendue par les suites de symboles à compléter, vous n’aurez pas l’occasion de vous exprimer à ce sujet. Autrement dit, les personnes qui initialement conçoivent le test de QI imposent leur logique au test et la prennent pour étalon.

On serait alors tenté d’intégrer d’autres compétences à ces fameux tests, histoire qu’ils ne soient pas le seul reflet de la focale mise sur la logique. Sauf que, ce faisant, on renforce d’autant le gap entre les différentes origines socio-économiques. Ajoutez, par exemple, des questions de vocabulaire et le gamin de Molenbeek qui ne parle même pas français à la maison s’en sortira particulièrement mal. Qu’importe d’ailleurs si lui est déjà bilingue à huit ans…contrairement à son homologue des banlieues bourgeoises.

  1. Suffit de s’entraîner !

Un des axiomes de Mensa, une organisation britannique dont les tentacules s’étendent sur toute la planète et qui organise des petites sauteries au sein de la communauté des QI supérieurs, considère que le QI est quelque chose d’inné. Pourquoi ? Parce que, comme précisé plus haut, il ne faudrait pas mélanger les torchons et les serviettes.

Or, on considère aujourd’hui en psychologie que le QI n’est que le « diagnostic passager de certaines fonctions cérébrales ». Si ce n’est qu’un diagnostic passager, on suppose aisément qu’il peut changer avec le temps. Selon que le cerveau est peu, moyennement ou beaucoup sollicité. Je repense à ces vidéos touchantes où Jacques Duez, prof de morale, interviewait ses élèves de primaire sur des questions philosophiques. Les retrouvant des années plus tard, on mesure combien avec le temps et l’usage, le cerveau pouvait s’être émancipé ou…rabougri.

D’ailleurs, on peut même s’améliorer ! S’entraîner ! Un ami me partageait récemment avoir été stressé à cause de ces fameux tests de matrices dans une procédure de recrutement. Il s’est donc préparé avec l’un de ces livres…qui lui a été tellement utile qu’il a, le jour J, eut le temps de vérifier toutes ses réponses. Deux fois. Jamais une caractéristique innée n’aura été si bien supportée par de l’acquis ! Et ce n’est pas tout : les résultats sont influencés par une série de facteurs externes, qui n’ont aucun rapport avec l’intelligence, comme le stress face aux examens, la fatigue, la capacité de concentration, la confiance en soi et l’estime de soi, etc.

  1. Oui, mais ça en aide certains…

Tout d’abord, on a parfaitement le droit de se sentir aidé par des choses irrationnelles. Je n’ai absolument rien contre les religions, l’astrologie, l’ésotérisme et que sais-je encore. Mais il ne faut pas non plus confondre la foi et la connaissance. Et on ne perd rien à « croire » en connaissance de cause !

Du reste, le test de QI peut très bien (enfin, très bien, toute proportion gardée et compte tenu des réserves formulées dans cet article) continuer à être un des outils utiles à des diagnostics, par exemple concernant les déficiences mentales. Ce qui était, d’ailleurs, son but lorsqu’Alfred Binet l’a conçu. Mais nous serons d’accord sur le fait qu’il y a une marge entre considérer le test de QI comme un des outils utiles au psychologue et le considérer comme l’étalon universel et incontesté de classement de l’intelligence au regard d’une population entière.

Enfin, si ça en aide certains, ça en détruit d’autres… Qui ne sera que « hyperactif » aux yeux de ses parents – sans la caution de la « surdouance », qui ne pourra « légitimer » son hypersensibilité, hyperactivité, hyper-ajoutez-n’importe-quoi-derrière avec une intelligence hors norme…

  1. Quelle définition de l’intelligence ?

En réalité, on est bien en peine de définir l’intelligence. Est-ce de la logique ? De la mémoire ? De l’adaptation ? Du raisonnement ? De la connaissance ? La capacité à articuler ces compétences entre elles ? Demandez-vous alors où réside la pertinence dans le fait de mesurer quelque chose qu’on ne connaît pas !

J’irai même plus loin : les tests dits « qualitatifs » sont tout aussi absurdes. Outre l’indigence de certaines de ces rencontres[2] – indigence laborieusement cachée derrière du vocabulaire aussi pompeux que celui de cet article -, ils cachent souvent un bon petit business des familles. Certes, là encore, la liste des critères qui feront de vous un bon HP en puissance n’est pas inutile – il se pourrait même que vous vous y retrouviez ici où là, mais ce genre de liste est, à l’instar de n’importe quel horoscope, bien trop soumis à l’effet barnum pour qu’on puisse y donner du crédit. Est HP, finalement, celui qui se reconnaît HP. Tautologie encore.

Mais du coup, refuser les catégories, n’est-ce pas se voiler la face ? N’est-ce pas nier qu’il existe des gens différents, éventuellement en souffrance ? Soyons clairs : reconnaître la réalité du racisme et la souffrance des minorités subissant les discriminations n’implique pas de reconnaître la légitimité du concept de race !

Il en va de même pour le QI. S’il est évident qu’il existe des intelligences multiples et complexes, des gens naturellement (très) curieux ou qui développent leur curiosité avec l’âge, des gens qui comprennent plus vite, qui retiennent mieux ou qui apportent des solutions innovantes à des problèmes anciens ; s’il est vrai que certains cumulent des caractéristiques comme celles-là, la réification de ces qualités par un test très contestable en une catégorie chiffrée supposant a priori ses propres frontières pose plus de problèmes qu’elle n’en résout.

On peut refuser cette facilité, le pouvoir trompeusement magique du « mot diagnostic » qui suffirait à tout expliquer ! On peut simplement rendre hommage à la complexité de l’humain et à la singularité des individus. Et si certains, se reconnaissant des caractéristiques communes, ont de quoi partager ensemble, c’est parfait. Mais cela ne devrait pas impliquer des classements qui font advenir le réel plus qu’ils n’en seraient la représentation.

*

[1] Bon, je ne suis plus du tout certain de cette anecdote. Prenons-là comme une allégorie et n’en parlons plus !

[2] Pas d’autre choix ici que de me croire sur parole.

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32 réflexions sur “L’absurdité des tests de QI, en 7 arguments

  1. Pépé Elpe dit :

    Il est vrai que le sujet de la « douance » entraîne toutes sortes de délires psychologisants (et souvent lucratifs pour des auteurs prétendant « sauver » les surdoués du malheur que constituerait leur condition). Il est également vrai que le QI, même tel que mesuré par les tests de Wechsler, les plus répandus, est imparfait. En revanche il s’agit d’une évaluation relativement fiable, et également stable dans le temps (contrairement à ce qui est dit dans l’article).
    Bien sûr, il ne faut donc pas faire dire à ces tests ce qu’ils ne prétendent pas dire, mais c’est ce qu’on a de mieux à ce jour pour mesurer l’intelligence, principalement au sens de la logique.

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    • Aphrodite Adonis dit :

      Pure connerie ! Comment peut on ainsi bâcler tant d’années d’études et de réflexion sur un sujet si évident. Bien sûr il y a du vrai dans ces propos mais trop de suspicions qui sont emisent..Mon cher il vous faudra admettre que certaines personnes sont OUI plus intelligentes que d’autres. Qi ou pas. Là n’est pas la question certes, mais ne faites pas de votre façon de percevoir les choses une généralité. Merci.

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  2. Nicolas Guichard dit :

    La douance n’est pas un nombre Monsieur.
    Ni une maladie.
    C’est une urgence à faire, c’est un torrent d’émotions, c’est un déluge de pensées…
    Une fulgurance mesurée scientifiquement.
    Je comprends et rejoins avec sourire ce billet… mais de grâce épargnez ces gens, qui certes semblent se multiplier…Il y a une mode.
    Les vrais HPI n’ont pas besoin de ça.
    Merci

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  3. M dit :

    Ouf, j’ai dû prendre une aspirine pour digérer l’article…
    C’est tellement mélangé que la salade, même avec la sauce, n’a plus de goût et devient indigeste.
    On sent la frustration du type qui a « raté » son WAIS ou qui a trop la trouille pour aller le passer.
    Pourtant les questions sont finalement pas plus élaborées qu’une interro de CM2/6eme… Alors ?
    Bonjour la gueule du challenge culturel quand on te demande de faire des opérations que mon grand père aurait réussies en 30 secondes à l’épreuve du certificat d’étude…. De reconstituer des cubes ou de définir des mots assez simples.
    Pourtant, seulement 2% de la population y parvient…
    Bizarre…. Bizarre…
    Serait-on victime d’un complot ?

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  4. roberto dit :

    Grâce à un test ADN je suis un HP décrété par mon haut score polygénique basé sur les études suivantes. Pourquoi perdre du temps sur un WAIS 4 ?

    Si, si je suis sérieux :

    « Gene discovery and polygenic prediction from a genome-wide association study of educational attainment in 1.1 million individuals. » 2018
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30038396

    « A joint (multi-phenotype) analysis of educational attainment and three related cognitive phenotypes generates polygenic scores that explain 11-13% of the variance in educational attainment and 7-10% of the variance in cognitive performance. This prediction accuracy substantially increases the utility of polygenic scores as tools in research. »

    « A Polygenic Score for Higher Educational Attainment is Associated with Larger Brains » 2018
    https://www.biorxiv.org/content/early/2018/03/23/287490

    « Consistent with previous findings, participants with higher polygenic scores achieved higher scores on cognitive tests, as did participants with larger brains. Participants with higher polygenic scores also had larger brains. »

    « GWAS for executive function and processing speed suggests involvement of the CADM2 gene. » 2015
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25869804

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      • roberto dit :

        Ca fait plus de 2 décénnies que les scientifiques s’efforcent de dénicher des variants génétiques qui influencent l’intelligence.

        Beaucoup de ratés et de tâtonnements qui ont permis d’affiner les modèles au fur et à mesure. Ce laps de temps a permis également de réunir suffisamment d’échantillons afin d’obtenir un pouvoir statistique suffisant pour éviter les faux positifs.

        Fait : L’architecture de l’intelligence est polygénique.
        Des milliers d’allèles qui ont chacun un effet faible mais certains ont un peu plus de poids que d’autres. L’addition de leurs effets chez un individu permet la création d’un score polygénique personnel par rapport à la norme, sous la forme d’une courbe de Gauss.

        La concrétisation arrive en 2013 avec l étude de Ritveld et al. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23722424 mettant en lumière 3 variants qui sont sur-représentés chez les individus qui sont allés loin dans les études et/ou qui ont mieux réussi les tests de performances cognitives. L’effet des variants étaient enfin reproductible dans d’autres cohortes, l’effet allait dans la même direction et chacun des variants équivalait à quelques semaines de scolarisation supplémentaire.

        Puis vint les l’étude d’ Okbay 2016
        Genome-wide association study identifies 74 loci associated with educational attainment.
        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27225129

        Et très récemment Lee 2018 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30038396 en attendant la prochaine.
        Désormais sont découverts des milliers de gènes qui expliquent 10 % de la variance des performances cognitives et du niveau d’éducation.

        Il faut souligner que ces études ont été réalisé à partir d’échantillons d’européens et que générer un score polygénique à partir de ces données sur un Africain ou un Asiatique serait malhonnête intellectuellement. Mais certains s’y sont attelés dés la sortie de l’étude de Ritveild en 2013 et instrumentalisent ces données pour servir leur point de vue.

        Un score polygénique élevé permettrait à un enfant issu d’un milieu défavorisé de compenser à l’école et de « s’aligner », de tenir la dragée haute face à des enfants issu d’un milieu favorable mais avec un score polygénique moyen.

        Il y a un effet de ces variants sur les capacités d’apprentissages, la vitesse du traitement de l’information, les capacités d’abstractions : une poignée de ces variants qui sont liés à de meilleures performances cognitives augmentent les risques de schizophrénie, de bipolarité et d’autisme. Mais probablement sur-représenté dans certaines formes de ces troubles.

        Polygenic risk scores for schizophrenia and bipolar disorder predict creativity
        https://www.nature.com/articles/nn.4040

        Common risk variants identified in autism spectrum disorder 2017
        https://www.biorxiv.org/content/biorxiv/early/2017/11/27/224774.full.pdf

        « The excess of alleles associated with higher intelligence and educational attainment was only observed in the higher functioning categories (particularly Asperger’s syndrome and individuals without comorbid ID) – and not in the other/unspecified PDD and ID categories »

        Genome-wide association study results for educational attainment aid in identifying genetic heterogeneity of schizophrenia 2018
        https://www.nature.com/articles/s41467-018-05510-z

        « Our results reveal that current SZ diagnoses aggregate over at least two disease subtypes: one part resembles high intelligence and bipolar disorder (BIP), while the other part is a cognitive disorder that is independent of BIP. »

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  5. Geronimo Lapache dit :

    « Mensa, une organisation américaine qui étend ses tentacules jusqu’en Europe »
    J’ai éclaté de rire !
    Mensa a été fondée en Angleterre en 1947 et est présente sur tous les continents.
    Quand il y a une seule erreur dans une démonstration, tout le château de cartes s’écroule…

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  6. Geronimo Lapache dit :

    C’est bien d’avoir rectifié et ça prouve votre honnêteté intellectuelle.
    Juste une autre question : Que voulez-vous dire exactement quand vous parlez des « tentacules » que Mensa étend sur le monde ?
    Evoquez-vous une tentative de prise d’un pouvoir quelconque?
    Je n’ai pas bien compris…

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    • Non pas du tout. Simple analogie, outrancière sans doute comme le veut le style «billet d’humeur», avec les bras de quelque céphalopode. L’idée étant de montrer l’inadéquation entre une société présente partout, alors que le test est, lui, culturellement marqué.

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  7. Bonjour,

    J’ai pu remarquer plusieurs fois que les critiques les plus acerbes du QI sont faites par des gens qui ne l’ont (surtout) pas étudié. Par ailleurs, ce sont toujours des gens très intelligents…

    Il faut bien comprendre que dès que l’on commence cette recherche on se coltine forcément les mises en gardes sur ce que veulent dire ces notions, dont le vocabulaire est si imparfait (« surdoué, test de QI, haut potentiel, etc. »), ainsi que leurs limites (Ca commence déjà avec la définition Binet lui même, l’inventeur). On ne peut pas avancer dans le sujet sans percevoir cela, ni d’ailleurs sans oublier que l’humilité y est de rigueur.

    C’est pour ça que ce genre d’article est usant : il ne comporte pas de critique pertinente ou nouvelle, mais juste l’énonciation de quelques banalités et autres platitudes « renversantes », qui ont pour caractéristique de prendre les autres pour des imbéciles.

    C’est cet état de fait qui conduit à la tonalité souvent épidermiques des commentaires soulevés par de telles « révélations ».

    Et c’est assez vrai, comme le dit ici un commentateur, que ce type de réaction indique sans doute quelque chose de la psychologie de son auteur, une certaine peur de « faillir » au test, qui est une certaine façon de protéger son imagerie intime (« je suis le plus intelligent du monde » un classique chez Hobbes) qui est une des premières chose qui tombe quand on se confronte en connaissance de cause à d’autres surdoués… Essayez, vous verrez, c’est bien plus intéressant comme ça.

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    • Ce qui est (am)usant, c’est cette volonté de projeter sur moi des intentions, un projet, un QI trop ou trop peu, une peur ou que sais-je…et de faire d’un billet d’humeur une position presque politique. On respire 😉 Il y a d’autres billets sur ce blog, à mon avis bien plus essentiels socialement, qui attirent nettement moins l’attention. Et quitte à opérer une critique toujours bienvenue, autant y adjoindre des arguments de fond – comme du reste certains ont pu le faire ici même. C’est toujours plus agréable que de l’ad personam à distance, sans que nous nous connaissions. Quant aux platitudes, vu la quantité de partages et le foin fait autour de l’article, faut croire qu’elles ne sont pas si évidentes pour tout le monde.

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  8. roberto dit :

    Merci pour l’article : je rejoins ton postulat globalement. Aussi, voici mon petit témoignage.
    Cette histoire de surdoué j’ai l’ai subi en sortant avec une 3 ème année en psychologie qui se revendiquait comme tel ainsi que ses propres parents.
    Lorsque j’étais chez eux, on hésitait pas parfois à trouver un moyen de me rappeler au détour d’une action, d’une conversation, surtout la mère, sans emploi et dépressive qui s’ignore. La bibliothèque regorgeait de ces bouquins sur l’hypersensibilité et la douance. Je présume que ses parents l’ont mis sur un piédestal et l’ont élevé avec ce concept depuis l’enfance. Bref cette personne ne supportait pas le non, s’énervait pour des détails futiles, voulait toujours avoir raison et piquait des colères excessives mais on me pria de l’accepter car c’était un caractère de « surdoué ». C’étaient pourtant les travers explicites d’une « enfant roi ». J’ai côtoyé aussi une de ses camarades de classe qui présentait les mêmes symptômes mais elle, se considérait comme « zèbre » et savait soit disant reconnaître les siens .

    C’est du vécu, je serais incapable de l’inventer.

    Je m’alarme que ce genre d’individu puisse faire carrière dans cette profession.

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  9. Tom dit :

    Bonjour, malgré la belle rédaction de l’article, celà retir pas le manque d’instruction pour l’écrire. Beaucoup d’enfant sont dit HP non pas pour leur +130 de QI mais pour leur pensée en arborescence! Ensuite le WISC est un test extrêmement complet permettant de montrer toutes les facettes de l’intelligence (et non pas que la logique comme dit dans l’article) évidement que le test de QI n’est pas adapté à tout le monde car tout le monde n’est pas doté de la même intelligence. Donc merci de bien s’instruire sur un sujet avant de le critiquer. Lorsque vous autez passé le WISC et fais quelques recherches sur les enfants à haut potentiel vous pourrez venir en parler de nouveau.

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    • Evelyne dit :

      Tom, pour ce qui est de s’instruire sur le sujet, vous devriez lire Gauvrit. Ça vous permettrait de lire du scientifique plutôt que des témoignages de psy ou autres paramed ou aidant qui sont biaisé.e.s par leur public (elles ne voient que des HQI avec problèmes).
      De plus, vous verrez en quoi la pensée en arborescence est un mythe comme tant d’autres idées reçues.

      https://www.larecherche.fr/la-légende-noire-des-surdoués

      (Merci Emmanuel Wathelet pour le lien, ça m’a fait plaisir de tomber sur Nicolas Gauvrit en suivant les liens)

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  10. Benoit XVI Sous Pape dit :

    Hé bien moi, je l’aime bien cet article. Et je ne dis pas ça parce que j’ai écrit des choses très proches il y a peu.
    L’idée de mettre l’échelle de Wechsler en perspective semble faire peur… Un peu comme se demander ce qu’il y a au nord du pole nord… Ca donne le vertige…
    L’intelligence est décidément une notion bien subjective. Et elle ne semble pas toujours reliée à l’amour et à la compassion… Qui sont des données impossible à chiffrer… Ca aussi, ça donne le vertige…

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  11. Fred dit :

    Il y a en tous cas plus de logique dans les tests de QI que dans cet article.😊 Beaucoup d’allegations sans arguments convainquants….. pas de preuves scientifiques, pas d’études permettant d’étayer toutes ces affirmations, et enfin beaucoup d’ignorance du sujet.

    « Le test de QI attend littéralement un certain type de réponse. Ce qu’il mesure n’est donc pas une réponse vraie à une question absolue, mais la réponse adéquate par rapport à ce que les autres répondent normalement. »
    Vous l’avez passé ? En plus de réponses « justes » attendues à ces tests et non ces questions (« réponse vrai », n’a pas trop de sens, une réponse est juste ou fausse) le test s’accompagne de l’observation d’un psychologue, qui en plus de controler votre temps de réponse, va observer vos réactions et en faire une analyse.

    J’aurais même envie d’ajouter que l’analyse et son compte rendu sont beaucoup plus importants pour les personnes qui passent ce test, que le résultat numérique obtenu. Le résultat numérique QIT (et non QI) n’est qu’un positionnement statistique de l’individu dans sur une échelle représenatnt la population. Se placer en haut de cette échelle représente obligatoirement un meilleur fonctionnement cognitif, ou un fonctionnement cognitif different permettant d’aller plus vite, car 2 personnes peuvent résoudre le même test à des vitesses différentes.

    Les personnes ayant un QIT supérieur à environ 130 (il va s’en dire qu’il fallait un seuil, mais que cette valeur bénéficie d’une tolérance de plus ou moins quelques points), ne sont pas plus « intelligentes » que les autres ! Elles ont un fonctionnement cognitif différent. Je vous invite à lire les recherches effectuées dans ce domaine et vous comprendrez que vos arguments sont à coté du sujet.

    A lire votre article, on en oublierait presque que lorsque M. Binet invente les premiers tests de psychométrie, ce n’est pas pour identifier les plus « intelligents » mais au contraire les enfants en difficulté…..

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    • Merci pour votre commentaire. Reprenons vos quelques critiques.
      1) L’article est amplement sourcé. Bien entendu, vous pouvez mettre en doute ces sources en y opposant d’autres sources qui vous sembleraient plus crédibles. J’aime apprendre et n’ai aucun souci avec la remise en question. Mais ne restez pas à ce niveau de généralité, cela déforce votre critique.
      2) «Vrai» et «juste» partagent la même définition dans leur usage commun, en ce qu’ils renvoient tous deux à une «conformité d’avec la réalité». Ici, la réalité du test, ses biais culturels et tous les autres aspects que j’ai mis en exergue et que personne ici n’a encore pu réfuter. Autrement dit, une réalité très…relative et non absolue.
      3) Bien entendu, à la stricte «logique» des tests existe une surcouche d’observation par un psychologue! Encore heureux… 🙂 Vous remarquerez toutefois qu’aussi importante soit cette «évaluation», c’est malgré tout le chiffre réifié, malgré sa dimension arbitraire, sa contingence, etc…qu’on retient, notamment pour la statistique (statistique de quoi au fait? De l’intelligence qu’on ne peut définir?!)
      4) «…représente obligatoirement un meilleur fonctionnement cognitif…» Obligatoirement? En vertu de quoi? De quels critères? Le test mesure en effet quelque chose, le paradoxe étant qu’on ne sait pas ce qu’il mesure! Produire une affirmation de façon péremptoire ne la rend pas automatiquement vraie.
      5) Vous disiez «meilleur» à l’instant, je m’y perds du coup! Oui, un fonctionnement cognitif différent…c’est ce que je dis dans l’article en fait 😉 Différent veut donc dire que cela n’a aucun sens de le placer sur une même échelle! C’est l’évidence, non? On ne compare pas des pommes et des poires. Et comme il y a autant d’intelligences que de définitions de cette dernière, il est parfaitement insensé d’en faire des classements, de surcroît chiffrés.
      6) On en oublierait que Binet a conçu ces tests pour les enfants en difficulté?! C’est vous qui oubliez vite, parce que justement je le précise dans l’article.
      Que reste-t-il de ces critiques? Dans sa froide nudité, la substantifique moelle de votre condescendance, dont je me fais ici, taquin, le subtil écho 🙂

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      • Fred dit :

        Vous avez un bon sens de la répartie, mais ça ne suffira pas :

        1 les sources :
        Voici la liste de vos sources dans l’ordre de l’article :
        – un explorateur canadien
        – une vérité historique méconnue (mais que vous connaissez 😉)
        – l’affaire Birt : encore raté, c’est Burt : les accusations concernant la falsification des résultats n’a pas été prouvé. La communauté des psychologues est partagée sur la question…. je vous l’échange contre une vrai source qui démontre l’héréditabilité de l’intelligence : https://www.intelligence-humaine.com/intelligence-est-genetique/
        – directeur d’une salle de sport à Molenbeek : c’est sérieux là ?
        – Mensa : la c’est sûr, vous ne connaissez pas !
        – Jacques Duez : valeur scientifique ?
        –  Binet : enfin une source ! Que je n’ai effectivement pas vu en première lecture de cet article sans aucun fondement.
        Voilà vos sources…. à part votre conviction, vos préjugés, vos croyance et votre pensée erronée, il n’y a rien de fondé ?

        2 le biais culturel
        Voici une publication qui démontre que votre théorie/préjugé est faux :
        Les biais culturels des tests de QI: La nature du problème. Par SERGE LARIVE (Ecole de psychoeducation – Universite de Montreal) et FRANCOYS GAGNE (Departement de psychologie – Universite du Quebec a Montreal)

        Je vous livre la conclusion : « À la suite de I’analyse de I’ensemble des données actuellement disponibles quant aux biais associes à la validité des tests de QI, force est de conclure que I’accusation souvent entendue de la présence de biais cultureIs n’est nullement justifiée. »

        3 définition de l’intelligence :
        Toujours suivant la source précédente :
         » L’intelligence est une aptitude mentale tres generaIe qui implique notamment l’habilete a raisonner, a planifier, a resoudre des problemes, a penser abstraitement, a bien comprendre des idees complexes, a apprendre rapidement et atirer profit de ses experiences. L’intelligence ne se resume pas a l’apprentissage livresque, ni aune aptitude scolaire tres circonscrite, ni aux habiletés specifiquement reliees a la reussite des tests mentaux. Au contraire, elle reflete cette habilete beaucoup plus etendue et profonde acomprendre son environnement, a « saisir un probleme », a «donner un sens » aux choses ou a imaginer des solutions (a des problemes) pratiques. »

        C’est jusqu’à ce jour la meilleur définition que j’ai pu lire de l’intelligence, et la question que je me pose au moment où je vous répond : faut-il l’être (intelligent) pour en comprendre toute sa finesse ? Peut-être.

        4 qu’est-ce que mesure les tests :
        Ils mesurent la définition citée plus haut. Le nier, c’est nier toutes les études scientifiques qui s’y réfèrent ! C’est dire que votre réflexion est meilleur que toutes les recherches effectuées !!! C’est un peu présomptueux.
        Si vous écrivez un tel article, cité au moins une étude scientifique qui le démontre, et npus pourrons éventuellement débattre autour du sujet !
        La recherche sur l’intelligence n’est pas parfaite, et sera toujours améliorée, avec de nouvelles découvertes, et peut être que dans 100 ans de meilleurs tests rendront ceux d’aujourd’hui obsolètes, mais, cela ne démontrera pas qu’ils étaient faux, mais juste moins précis.

        5 il n’y a qu’une intelligence, et elle se démarque à ses 2 extrêmes, en dessous de 70 et au dessus de 130.
        A ces 2 extrêmes, le fonctionnement est différent, et c’est la mesure par les tests qui le démontre, n’inversez pas le raisonnement : votre démonstration n’est qu’un sophisme….

        6 J’ai survolé Binet, et je ne l’ai pas vu….. surement par le manque d’intérêt de votre article…

        Alors pourquoi y passer autant de temps ? Parce qu’il est important à mes yeux de commenter des mensonges, des critiques non justifiées, non démontrées, dans un domaine pourtant bien fourni en études, publications, résultats cliniques, etc….

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  12. Fred dit :

    J’ai oublié : je n’ai fait preuve d’aucune condescendance. Mais c’est effectivement à ce jugement que sont le plus souvent soumis les HP parce que des articles comme le votre véhicule dans l’opinion public une image négative, voir un négationisme envers ce que l’on appelle la surdouance.

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    • Je suis très occupé professionnellement ces jours-ci, mais j’ai commencé à lire avec beaucoup d’intérêt l’article de Larive. Cette lecture mérite non seulement du temps, mais aussi d’aller voir ceux qui s’y opposent (dont ceux qu’il cite). Il y a des affirmations péremptoires qui posent problème, mais il y a aussi – surtout – une série de références et une déconstruction de certains concepts (erreurs égalitariste, culturaliste, standardisation) qui semblent extrêmement pertinents et qui de facto délégitiment ce que j’ai pu écrire dans mon billet (qui n’avait pas vocation à être scientifique, par ailleurs). Merci de ce partage et du temps consacré. J’ajoute que je n’hésiterai pas à mettre à jour mon billet pour rendre compte des éventuels changements de position conséquents à ces futures lectures.

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      • Frederic BATTUT dit :

        Cette remise en question est tout à votre honneur et je suis content que vous preniez ces lectures en compte. Si vous avez des études contradictoires à celles-ci, ce sera avec grand plaisir que je débatterai avec vous.
        Quelque soit votre QI et l’intérêt que vous y portez (au QI), je trouve votre réaction d’une très grande intelligence et très rare de nos jours…
        Il y a effectivement des affirmations péremptoires dans ma réponse, mais autant que dans votre billet. Il faut bien lutter à armes égales 😉

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